Tu désires un renouveau, un ressourcement

Après des études, une vie de travail, après des événements difficiles, tu désires prendre la route de Saint-Jacques de Compostelle.

A chacun ses raisons, multiples, anciennes ou récentes, celles que l’on partage et celles que l’on garde au fond du cœur, celles du corps et celles du cœur, celles uniques de l’histoire de chacun.

Le Chemin de Saint-Jacques est un chemin de liberté : chacun s’y aventure et le parcourt à son rythme, avec ses secrets et ses espérances.

La marche, qui caractérise les pèlerins de Saint-Jacques, enseigne deux attitudes à préserver : simplicité et patience.

* simplicité : elle fait la richesse et le repos du pèlerin.

* patience : en chemin et au retour. En partant, Saint-Jacques est bien loin ; mais d’étape en étape, de balise en balise, on parvient au terme. A la fin du pèlerinage, il y a un appel à vivre de la lumière reçue, souvent modeste, mais qui permet, petite lumière après petite lumière, d’avancer dans l’espérance. Il faut de la patience pour devenir, jour après jour, ou année après année, toujours plus profondément pèlerin.

Cathedrale st jacques

QUELQUES CONVICTIONS

Le Chemin de Saint-Jacques n’est pas qu’une aventure humaine.

Mais on se rend compte au fur et à mesure de la marche qu’il est surtout une oeuvre de Dieu : on y découvre son action, sa présence discrète et bienveillante.

Oeuvre de Dieu perçue dans la beauté si variée et si raffinée de la Création.

Oeuvre de Dieu dont témoignent les nombreux sanctuaires qui jalonnent le chemin, signes de la foi de nos frères d’hier et d’aujourd’hui, jusqu’à la cathédrale de Saint-Jacques qui garde mémoire de l’Apôtre, un des plus proches de Jésus.

Oeuvre de Dieu dans le coeur des pèlerins qui, tout en cheminant, retrouvent peu à peu l’espérance et la paix.

Oeuvre de Dieu qui éveille une somme de générosité et de disponibilité chez les « hospitaliers » qui hébergent, balisent, renseignent, prient…

Oeuvre de Dieu considérable touchant chaque année des dizaines de milliers de personnes.

Fort de cette conviction, le pèlerin se met en condition d’accueil : simplicité de l’équipement, de l’emploi du temps, de l’hébergement, rythme paisible de la marche, silence … pour que Dieu puisse agir, donner sa lumière et renouveler le coeur. Le repos permet une sorte de « décantation » – comme pour les liquides agités et opaques qu’on laisse déposer, et qui retrouvent alors leur clarté.

Le chemin de Saint-Jacques provoque cette décantation favorable à l’accueil de la lumière divine si le pèlerin se laisse apaiser et transformer. Ainsi il ne s’agit pas seulement de « faire le chemin » mais de permettre à Dieu de faire son chemin en nous.

st jjpp